Comment j’ai créé (presque sérieusement) des logos d’équipes de hockey pour des villages que personne ne connaît
Un jour, sans raison valable (donc une excellente raison), je me suis lancé dans un projet : créer des logos d’équipes de hockey sur glace… pour des villages autour de chez moi.

Pourquoi du hockey ? Aucune idée. Pourquoi ces villages ? Parce que “Les Mustangs d’Ornacieux” sonne étrangement crédible. Voilà.
Depuis, le projet est en pause — comme beaucoup de grands projets ambitieux (ou mal organisés). Mais j’ai quand même eu le temps de créer 5 équipes :
Les Mustangs d’Ornacieux
Les Castors de Pontcharra
Les Renards d’Allevard
Les Mooses de Faramans
Les Bully de Commelle
Et au passage, j’ai appris deux ou trois trucs sur le processus créatif. Et sur moi-même. Surtout sur moi-même.
1. Tout commence par une idée (plus ou moins sérieuse)
Le point de départ n’était pas totalement aléatoire, contrairement à ce que j’aimerais faire croire.
À l’époque, je suivais la Ligue Magnus donc forcément, à un moment, ça devait déraper en projet perso.
L’idée était simple : prendre des animaux + des noms de villages autour de chez moi + une esthétique sport US bien énervée.
Spoiler : ça marche étonnamment bien.
Le style “sport US”, c’est ce mélange très assumé de : mascottes agressives, lignes dynamiques, regards pas contents et beaucoup trop d’énergie pour un simple logo.
En gros, même un castor doit avoir l’air prêt à défendre son territoire.
2. Le croquis : là où tout est encore possible (et un peu moche)
Je commence toujours à la main.
Pourquoi ? Parce que c’est rapide, imparfait, et ça évite de passer 2 heures à aligner des points sur Illustrator pour finalement tout jeter.
C’est aussi le moment où je me dis régulièrement : “ok… ça semblait mieux dans ma tête.” Et c’est normal.

3. La vectorisation : le moment où tout devient sérieux
Une fois un croquis validé (ou accepté faute de mieux), passage sur Illustrator.
Là, on entre dans une autre dimension : lignes propres, formes simplifiées et composition lisible
C’est aussi le moment où tu réalises que ton croquis “rapide” va te prendre 4 fois plus de temps que prévu.
4. Le style sport US : subtilité ? Non.
Ce style a ses codes, et il faut les assumer à fond : contours épais, angles marqués, contrastes forts et expressions exagérées.
Si tu hésites entre “un peu trop” et “vraiment trop”, la bonne réponse est souvent “vraiment trop”.

5. Et puis j’ai utilisé l’IA (oui, bon…)
Pour “Les Bully de Commelle”, j’ai testé l’IA intégrée à Illustrator.
Contexte : j ’avais déjà fait 4 logos à la main + vectorisation classique. Donc évidemment, j’ai choisi ce moment pour expérimenter.
Je m’en suis servi pour finaliser la vectorisation.
Verdict honnête : c’est rapide et pratique mais ça enlève une partie du contrôle (et du plaisir, soyons honnêtes)
Disons que l’IA m’a aidé à aller plus vite… mais pas forcément à faire mieux.
6. Ce que ce projet m’a appris (en dehors de mon amour pour les logos énervés)
Faire, même sans objectif clair
Je n’avais pas de client, pas de brief, pas de deadline. Juste une idée un peu absurde. Et c’est souvent là que sortent les projets les plus intéressants.
Le style vient en pratiquant
Les premiers logos étaient… disons… exploratoires. Les suivants beaucoup plus affirmés. Rien de magique : juste du temps et des essais.
Les contraintes aident
Un animal + un village + un style imposé→ ça réduit les hésitations→ et ça accélère les décisions
L’IA est un outil, pas une solution
Utile, oui.Magique, non.

7. Et maintenant ?
Le projet est en pause.
Pas abandonné. Juste… en train de “mûrir”. (On appelle ça comme ça quand on procrastine avec élégance.)
J’aimerais continuer la série, peut-être :
explorer d’autres animaux
pousser encore plus le style
Conclusion
Créer des logos d’équipes de hockey pour des villages autour de chez moi n’était pas prévu.
Mais c’est devenu :
un terrain d’expérimentation
un moyen d’affiner mon style
et accessoirement, un bon sujet d’article
Comme quoi, les projets un peu absurdes sont parfois les plus utiles.
Si tu es tombé ici par hasard et que tu cherches quelqu’un pour créer un logo (de hockey ou non), tu sais où me trouver.


